| 1.Du béton dans les champs |
| 2.L'animal chimérique |
Marcher sur ces
trottoirs enneigés c'est comme de patauger dans une mare sans fin. Les parties ombragées craquent sous la semelle, les autres font des splash ouatés qui pénètrent les cuirs et les tissus
des chaussures et gorgent les chaussettes de froid plombé. Maintenant chacun de mes pas fait des splosh suintants. Ajoutez à cela que le nez et les oreilles sont prêts à tomber glacés
par le vent qui doit venir d'au moins l'Arctique si ce n'est pis, et on comprendra pourquoi l'hiver n'est pas la saison préférée de tout le monde. De l'avenue de Chambord on devine déjà le viaduc
qui surplombe la ville. Ce viaduc c'est la seule indication que j'ai trouvée quant aux éventuels restes de béton, ce sera notre première destination et notre point de départ pour d'éventuelles
recherches, en espérant qu'on y grimpera facilement. L'avenue de Chambord est aussi large qu'un chemin vicinal et elle est bordée de meulières plus ou moins spacieuses mais d'aucun arbre. Sans
doute son tracé parfaitement rectiligne a-t-il suffit à impressionner les édiles locaux au moment où ils ont dû la nommer officiellement.
On remonte la bruyante route de Chartres sur une centaine de mètres et juste après la station Total, à droite, la rue du Viaduc est assez bien nommée pour y mener (au viaduc) presque sans détour. La circulation y est quasi nulle puisque la rue se termine en cul de sac sur une petite aire de retournement, ou peut-être un mini parking sauvage. Malgré le faible passage routier, le bitume est défoncé et crevé de nids-de-poule monstrueux. Au fond, au pied du viaduc et à l'orée du bois, bien loin du centre, on a fait pousser un quartier de logements sociaux, des petites maisons frêles collées deux par deux comme des siamoises, toutes identiques.
On ne s'en rend pas bien compte de la route de Chartres, mais si près le viaduc est vraiment haut, sans doute une trentaine de mètres. Édifié en pierre meulière, il faut dire qu'il ne manque pas de majesté, ce qui surprend agréablement. Il semble prêt à marcher sur la ville qui d'un coup paraît mesquine. Pour l'atteindre on longe un chemin herbeux à l'arrière de l'agglutinat de logements sociaux. À l'ombre du viaduc ici la neige a fondu très lentement, les brindilles d'herbes hérissent le tapis blanc neigeux de minuscules pointes vertes. À certains endroits, peut-être entre les piliers élancés du pont, la neige fondue a rendu le chemin boueux et difficilement praticable. D'ailleurs on ne croise personne, le ciel est gris et lourd, pèse comme un couvercle, comme dirait l'autre, pour un peu on le trouverait eschatologique, on se sent seuls au monde. Ce n'est pas déplaisant, l'hiver a aussi ses bons côtés. Avec mes semelles lisses je manque de me casser la gueule en glissant sur une flaque de boue. Aurélie patauge dans le silence, peut-être bout-elle à l'intérieur. Elle a un cache-nez extraordinaire, un truc veiné si imposant que si on n'y regarde pas à deux fois on pourrait se persuader que c'est un zèbre qu'elle a autour du cou. Sauf que c'est très coloré, rien de rationnel et de sage, y'a du rose, du bleu, du vert, du blanc, du violet, de l'orange, je ne sais quoi encore, les mêmes dans des teintes différentes, ce serait un zèbre aux milles couleurs sans qu'aucune ne se répète. Elle m'a dit que c'était très chaud et donc parfait pour ce temps méchant.
Le chemin bifurque à quatre-vingt dix degrés sur la gauche et nous fait passer sous le viaduc entre deux piliers. Ensuite, il va se perdre dans les bois, droit devant. On a les chaussures crottées, les bas de pantalon éclaboussés et maculés de gadoue. Aurélie sort de son silence : « Mes chaussures ! » En fait elle reste calme. J'en conclus qu'elle ne regrette pas encore d'être venue. Je la rassure en lui certifiant que ça partira facilement, moi le roi du nettoyage. Je baisse les yeux sur mes pieds. Je me demande si mon jean est ruiné, je pense à la machine Arthur Martin, je vois un paquet de lessive Skip qui sent bon. Malgré le froid je transpire. « Tu veux qu'on fasse demi-tour ? » Je ne saurai jamais ce qu'elle voulait, mais elle répondit que non. Je n'ai pas insisté parce que moi je voulais monter.
| 1.Du béton dans les champs |
| 2.L'animal chimérique |
| 3.En attendant godet |
La
devanture évoque plutôt l'idée du pub irlandais. L'encadrement de bois vert-Irlande et les rideaux blanc opaque qui voilent la porte et les fenêtres n'engagent pas vraiment à s'y aventurer comme
s'ils portaient un message à destination du profane : ici on est entre habitués, ici on est entre gens distingués. On s'attend presque à ce qu'on nous demande un mot de passe à l'entrée.
Au-dessus de la porte « Le Sabot Rouge » s'écrit au néon rouge (le choix d'une autre couleur aurait paru déplacé) en lettres fines et curvilignes évoquant les écritures à la crème
pâtissière dessinées sur les gâteaux messagers qu'on veut faire parler. Le tout est sans grande pompe, d'une élégante discrétion.
L'accueil est en accord avec ces codes extérieurs : le sourire est chaleureux juste ce qu'il faut, sans excès. Le patron derrière le comptoir s'est affublé d'une sorte de veste mao qui paraît-il est à la mode chez les chefs. Ça reste sobre mais ça donne une idée de ses ambitions culinaires (pas en référence avec le style mao ou japonisant ou chinoisant, poulet croustillant à la sauce piquante et autres sushis/sashimis ne sont pas inscrits au menu, ici c'est cuisine « traditionnelle » comme on dit). C'est un normand qui a gardé un peu de son teint provincial (peut-être a-t-il consenti à s'échouer ici en raison de l'orientation ouest qui facilite les allers-retours vers les plages normandes ?), sans exubérance et sans surpoids, tout comme madame la patronne qui se charge du service. Dans la salle c'est plutôt glacial : un seul couple attablé, la neige qui n'en finit plus de tomber cette année doit y être pour quelque chose. Ça fait ambiance bibliothèque, on se sent obligé de chuchoter pour discuter.
Le couple est presque une caricature. Le type doit approcher la cinquantaine, cadre dirigeant dans une boîte du coin, il trimballe sa potiche dans sa berline de chez Renault. Il parle fort comme si chacun devait pouvoir profiter de son verbe très supérieur (il devait être agacé de n'avoir aucun auditoire) et sa femme enfourrée joue avec ou sans composition son rôle d'idiote soumise en prenant bien soin de ne jamais le contredire. Il fait bien sentir qu'il est un habitué, qu'ici c'est pour lui comme une cantine. Sa façon de se tenir, ses gestes, sa diction vous crient hargneux : j'ai réussi ma vie. Aurélie et moi on rigole un coup avec nos allures de traîne-savates. « Vous souhaitez un apéritif ? » On souhaite, on a tout le temps, on bossera quand il faudra. Porto-Martini, on trinque tchin-tchin, les amuse-bouches sont déjà des plats.
Dehors la rue du
couvent est déserte. Des congères molles striées par les dessins des pneus des voitures agonisent sur la chaussée. Les trottoirs glissent. Les rares passants marchent engoncés dans leurs manteaux
que le vent leur colle au corps. Ils me donneraient presque froid si le Madiran ne faisait pas déjà chanter mes artères. Entre l'entrée et le plat on se dit que (putain) on a rudement bien fait
de pas aller à la pizzeria alors qu'une famille de classe supérieurement moyenne et un couple plus modeste âgé d'un siècle en tout viennent garnir l'auditoire potentiel du cadre sup' placés à
deux tables dans le fond de la salle. Moi je continue de bassiner Aurélie avec mon histoire d'aérotrain. Je la soupçonne de s'en foutre grave mais on est contents d'être ensemble. Elle n'est pas
venue pour des bouts de béton semés dans les bois c'est sûr. Et encore je ne sais même pas ce qu'on trouvera là-haut. Babas (au rhum), deux cafés siouplé, on s'est tellement pas pressés qu'on se
retrouve les derniers. Sauf un type qui vient montrer des devis à propos d'installations électriques ou quelque chose du genre. Il est temps de se lever. Une petite boule me serre l'estomac juste
comme les images de YouTube m'apparaissent en flash au moment où le patron me rend ma carte bleue. « Merci à vous. Bonne journée m'sieur-dames ».
Le bar s'appelle
« Le Village ». Le seul de Limours avec celui de la route de Chartres. Il se trouve sur la place centrale au centre historique de la bourgade, planqué derrière la mairie comme s'il
avait honte (en aparté, la mairie est comme la blue box du docteur Who : ça paraît plus grand à l'intérieur). C'est un bar PMU comme sont les bars PMU, avec des tables rondes en formica et des
chaises au dossier ajouré, le zinc tourné vers l'écran seize neuvième branché sur Equidia. Le rendez-vous avait été fixé à onze heures c'était le plus tôt qu'on pouvait. A moins une je sens ma
poche vibrer c'est un sms. Elle sera en retard, des correspondances qui s'enchaînent mal. A vol d'oiseau c'est à quarante kilomètres. Évidemment elle doit d'abord remonter sur Paris, presque
jusqu'à Châtelet, pour redescendre ensuite en prenant le B. Il lui faut presque une heure et demie vous pouvez calculer la moyenne, et je vous épargne le tarif RATP. Moi je me prends à imaginer
une ligne directe entre Maisons-Alfort et Limours, un monorail aérien tout en béton dont l'équipe à moitié mystique de Bertin aurait encouragé le taguage. Je calcule. Quarante kilomètres, 300
km/h de moyenne, elle serait là en dix minutes. De quoi patienter sereinement en attendant la téléportation quantique. Évidemment ce serait pas rentable comme ligne et elle n'aurait jamais existé
de toute façon. J'ai gagné dix minutes. On s'emmerde un peu dans ce bar. J'ai commandé une pression, c'est de la seize, faut dire ce qui est c'est quand même un peu de la pisse. J'ai même pas
déjeuné ça fait pas une heure que je suis levé. J'ai juste avalé deux cafés avant de partir parce que la journée devrait être longue. Ce matin il n'y a pas le marché sur la place. Il fait froid
et gris c'est morne comme un village des Ardennes. Ça pourrait avoir son charme mais en février le temps est trop vache. Il fait si froid que le reste ne compte plus. J'ai gardé le manteau à
chaque fois que la porte s'ouvre c'est un vent de Bruges qui s'engouffre. Mes vieilles Creeks ne supportent pas le vent d'autant plus qu'elles sont déchirées au mauvais endroit, j'ai l'impression
d'avoir deux orteils à l'air libre. Le serveur me sert encore du « jeune homme » c'est juste ce qu'il fallait pour m'irriter. Sans raison je passe en mode ronchonchon. Je me rencogne
contre le mur, mon visage se ferme au-dessus du verre. D'habitude c'est quand j'ai les pieds mouillés ou que j'ai faim, mais là c'est plutôt inexplicable, à croire que j'ai VRAIMENT un mauvais
caractère. Pour me détendre je commande une Leffe. Elle va un peu m'attaquer mais c'est ce qu'il me faut pour me réchauffer. Ma poche vibre de nouveau Aurélie est dans le bus, elle sera là dans
un quart d'heure. On sera dans les temps pour aller manger au sabot rouge, le resto trois couverts de Limours. C'est un resto qui aurait pu se retrouver dans un roman de Siniac, avec sa clientèle
collet-monté et son menu compliqué. Une atmosphère qui colle mal à mes Creeks crevées mais qui flatte mon palais.
Tout de même un peu curieux j'ai été voir sur wikipédia si cet aéromachin était aussi ennuyeux que moi. Et là première surprise c'est pas dans les années vingt que je me retrouve transporté mais dans les sixties, les dernières, la grande époque des Stones et des Beatles, le début des Doors et de toutes les bonnes choses. Ça cause de coussin d'air, de turboréacteur, de rail de béton, de fusée à poudre et puis il y a la photo de ce prototype, je vous jure, à faire passer la batmobile pour une Renault Megane. Une invention d'un ingénieur français, Jean Bertin. 200 km/h en 66, 345 km/h en 67, 422 km/h en 69, on parle bien de voie terrestre avec conducteur et passagers. Je relis encore j'ai pas la berlue, je tape TGV dans la recherche, premiers essais en 72, 318 km/h. Qu'est-ce que c'est que cette bête chimérique d'aérotrain ? Tout ça a vraiment existé ? C'est un peu comme si on m'avait annoncé que dans les années quarante une cape d'invisibilité avait été inventée par des savants russes mais que le tout avait été perdu pendant la guerre et que depuis on n'avait jamais retrouvé la formule. C'est une licorne. D'un coup je me mets à aimer cette bête. Je veux en savoir plus et je demande à google de m'aider. J'ai le cœur qui fait des bonds : les premiers essais ont été réalisés sur une voie expérimentale entre Gometz et Limours, en suivant le tracé d'une ligne désaffectée qui reliait Paris à Chartres. Le site d'essai se trouvait à l'endroit du grand rond-point, le giratoire de l'ingénieur Bertin, là où les lapins couraient, le bout de béton posé au centre est en réalité un tronçon de rail de la voie historique. Le tunnel aux lueurs orangées que j'empruntais tous les jours avait remplacé les premiers mètres de la voie. Je trouve rien sur les restes matériels de l'aventure. Apparemment pas grand-chose à part ce bout de béton.
Et puis il y a le choc des vidéos. J'ai le réflexe YouTube malgré mon scepticisme : autant chercher une vidéo d'une chimère vous comprenez, c'était vraiment ça l'effet que tout ça me faisait. A-é-r-o-t-r-a-i-n-Entrée. Des vignettes apparaissent. J'ose pas encore y croire. Je clique et là... C'est... c'est... c'est comme un ouragan qui est passé sur moi. Je sais pas bien pourquoi mais ça me prend aux tripes. Il y a deux prototypes bien différents. Il y a celui de la sculpture. Ça ressemble à rien de ce qu'on connaît. C'est pas un train, c'est pas un avion, c'est pas un engin spatial. C'est une chimère. Je vois l'animal fantastique traverser les champs de cette Essonne morte, où ne pousse que du blé et de l'ennui, à plus de 300 km/h et c'est tellement beau et irréel que ce doit être une illusion. Et cet engin vole au-dessus du rail sans jamais le toucher. Un rail de béton. Sans roue. Je suis un vieux sentimental dégoulinant mais si ça c'est pas de la poésie alors... alors... rien. Demain je partirai à la recherche des traces laissées par ma chimère.

Le bus, ou plutôt le car, était de ceux utilisés dans les voyages organisés pour les séniors. Certains matins on se croyait partis pour une excursion à Walibi ou je ne sais où. La majorité des passagers étaient des collégiens et lycéens bruyants heureux de vivre. On ne savait pas dans quelle zone RATP on naviguait, entre la 5 et la 6, peut-être la 7. Peut-être aussi que la RATP se fichait bien de ce coin paumé qui avait été jadis desservi par deux lignes de chemin de fer, toutes les deux aujourd'hui démantelées après une brève exploitation d'avant-grande guerre. Sur le trajet l'horizon n'était coupé que par le clocher massif de l'église de gometz d'abord, puis par les tours de béton des Ulis qui s'alignaient harmonieusement comme sur un poster de New York. Sinon, c'était des champs, du blé et de l'herbe, des bois et quelques fermes. Et les tracteurs qui patiemment s'éloignaient vers l'horizon comme des chalutiers qui prennent le large.
D'abord
il y avait eu la création du rond-point à l'endroit où le tunnel de déviation de Gometz, dont la construction était en train de s'achever, démarrait. Lorsque le tunnel fut terminé et ouvert à la
circulation mon ascension sociale m'avait offert une voiture presque neuve, et c'était maintenant au ras du sol et seul que je parcourais le chemin du boulot. Le tunnel était lui flambant neuf et
ses lumières oranges toutes belles, avec les énormes turbines qui filaient au-dessus de la tête, me donnaient l'impression d'entrer tous les matins dans un film de science-fiction des années
soixante-dix. A la sortie du tunnel, il y avait le jour aveuglant bien sûr, mais aussi un autre grand rond-point dont le centre était encore en friche, et il n'était pas rare d'y voir courir des
lapins de garenne un peu déboussolés. Il n'avait pas encore été aménagé, et d'ailleurs lorsqu'il le fut je ne le remarquai pas tellement ce grand bout de béton, qui ressemblait à une rigole et
qu'on avait posé là au milieu comme par mégarde, donnait une impression de pas-fini, de site en construction. Ce n'est que des années plus tard que j'ai compris ce que ce rond-point de
l'ingénieur Bertin qui ne ressemblait à rien avait de grandiose et d'historique et même, j'ose, d'émouvant.
Quelques mois après, sur le premier rond-point avait poussé... disons un objet surréaliste, une sorte de wagon-avion volant en aluminium perché à quelques mètres au-dessus du sol. Vraiment je me demandais ce que ça pouvait représenter, et qu'est-ce que ce truc futuriste faisait planté là au milieu des champs. Il se foutait bien de la route et regardait dieu sait quoi à l'horizon, comme rêveur. Un drôle d'animal à dire vrai, avec une queue terminée par des réacteurs ou des canons destructeurs, ou les pots d'échappement de la batmobile. Il y avait aussi poussé un panneau qui indiquait que l'objet en question était en réalité une sculpture d'un certain Georges Saulterre sans préciser s'il avait sévi sur ordre ou sur un accès de prescience mystique. Trois tours de rond-point plus tard j'étais toujours aussi perplexe et je reprenais le chemin de la maison, celui-là-même vers lequel le museau du machin était pointé.
C'est tout récemment que je suis tombé par hasard sur l'histoire de l'aérotrain. Je sais pas si c'est un truc connu mais mon correcteur de texte paraît au courant de l'affaire comme pour me mettre la honte. Au début ça m'a plutôt évoqué les aéroglisseurs, un truc d'avant-guerre un peu chiant, inventé par exemple par les allemands ou peut-être les anglais, je sais pas, mais un truc qui a pas marché et qui devait être nase et inutile, enfin peut-être pas à l'époque. En tout cas un truc lointain technologiquement dépassé, comme les zeppelins, pas mieux.
Le vidéo-projecteur
Pendant que le prince est en train de marcher vers la lune en coulisse, les discussions msn de la princesse sont projetées sur le fond de la scène. Les dialogues apparaissent au fur et à mesure, la princesse gère en même temps les 3 discussions
Conversion
1
Conversion 2
Conversion 3
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fire94: je cherche jolie princesse pour lui obéir x-trash-priincess-x: t'as quel age? Fire94: 54 x-trash-priincess-x: berk t trop vieux
Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace
SeniorVega: Bonjour mademoiselle j'ai 59ans est-ce que ça vous pose un problème? x-trash-priincess-x: d'après toi papi...
Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace
Indy: tu aimes les h murs x-trash-priincess-x: nooon!!!!!!!
Elle ferme et cette conversation se termine. Restent celle de droite et celle du milieu qui commence. |
La photo du beau gosse est affichée. C'est effectivement un beau gosse, de l'âge de la princesse (dans les 22ans). Cette conversation arrive après les autres, et commence quand celle de gauche se termine.
bogoss666: salut x-trash-priincess-x: salut!!! bogoss666: sa va ??? x-trash-priincess-x: oué et toi? bogoss666: sava. tu es comment tu pourrai te decrire stp x-trash-priincess-x: blonde yx bleu 1m68 55kgs bogoss666: bien foutu! et la poitrine? x-trash-priincess-x: merci!!! :-D 85B bogoss666: oué pa mal, sans plus. parle moi un peu de toi est ce que t celib? x-trash-priincess-x: oh oui oui oui !!!! bogoss666: é kokine? x-trash-priincess-x: oui évidament!! très kokine!!! bogoss666: intéréssan sa te di kon se voi? x-trash-priincess-x: oui avec gd plaisir!!!! bogoss666: t dou deja? x-trash-priincess-x: 2 nouvion-lès-bois-morts-en-becques tu koné? bogoss666: hein? koi?! c koi ce trou?! x-trash-priincess-x: c près 2 meulouck-village, a 50kms bogoss666: putain ta été te pomé ds le fin fon 2la kanbrouze. dsl je vé pa ché lé bouzeu moi. bye x-trash-priincess-x: non attends!
Il se déconnecte.
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sweecky: kokine?? x-trash-priincess-x: ouais salut
Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace
aquoibon: soumise? x-trash-priincess-x: p'tain les boulets
Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace
LeBucheron: coucou ! j'ai une grosse envie de pisser !! viens aux toilettes avec moi bb ! tu vas me la tenir et regarder .... x-trash-priincess-x: ? LeBucheron: tu pouras t'emboucher sur ma keu après mon pipi ! elle sera dégoulinante de pipi ! Faudra la netoyer avec ta langue x-trash-priincess-x: casse toi gros porc LeBucheron: tu peu refuser en étant poli !! bonne journée mauvaise femme vulgaire !! pauvre coincé du ku x-trash-priincess-x: pauvre tache
Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace
charmeur-des-sens: salut toi 21cm ca te tente? ;) x-trash-priincess-x: p'tain allez vous faire foutre bande d'obsédés!
Elle ferme et cette conversation se termine. Reste seule celle du milieu |
La princesse, quasi hystérique : Mais c'est pas possible !!! Je ne baiserai jamais !!!!!!!
Les discussions s'effacent. Le prince réapparaît à droite au fond, juste sous la lune. Une bouteille de vin à la main, il titube.
Sur la gauche de la scène, un château avec un balcon. Sur la droite, en suspension, la pleine lune. La scène est uniquement éclairée par la lumière blanche de la lune.
Le prince entre par la droite, le gps à la main, la tête penchée dessus. Il suit les instructions du gps, sans jamais relever la tête.
Le prince, relève la tête et regarde autour de lui : Tu es sûr que c’est ici ? Je ne vois ni pont, ni grotte. Tes cartes sont bien à jour ?
Le gps, apparemment irrité : Vous êtes arrivé à destination.
Le prince : Que tu es têtu ! Tu vois bien que nous ne sommes pas dans la forêt des Bruyères Pubescentes. J’ai vu plus de végétation dans le désert des Monts Pelés que je n’en vois ici. Peux-tu au moins me donner le nom de ce château (il montre le château devant lui) ?
Le gps, silencieux, puis au bout de quelques secondes : Tournez à droite après cinq-cent-mètres.
Le prince : Très bien, je vois. Tu es perdu. Je me demande parfois à quoi tu sers. Il le range dans sa poche. On entend le gps : continuez tout droit pendant deux kilomètres. Il l’éteint. La nuit est bien avancée, et je me sens fatigué. Tâchons maintenant d’obtenir l’hospitalité chez les hôtes de ce château. De plus, la faim me gagne, et je parierais mon cheval qu’un si grandiose édifice abrite les plus somptueuses victuailles pour régaler mon estomac délicat et raffiné. Je m’en délecte d’avance. Le vin aussi doit y être exquis, qu’il soit rouge, blanc ou rosé. Je pourrais même y rester un jour ou deux, si la chambre est confortable et le lit accueillant. Allons parlementer, et usons de notre charme. Il va taper à la porte du château, trois coups énergiques. Ohé, du château ! Je suis le prince Rémi, ouvrez ! Silence. Il tape trois nouveaux coups, plus fort. Après quelques secondes, il entend du bruit venant du balcon.
La princesse, apparaissant au balcon : Chuut, moins fort s’il vous plaît, vous allez réveiller mon père, qui sait être peau de vache quand il est tiré de son lit en pleine nuit. Vous êtes vraiment prince ?
Le prince, qui n’a pas encore vu la princesse, au-dessus de sa tête. Il se recule de quelques pas tout en parlant : Bien sûr, Madame…
La princesse, l’interrompant : Mademoiselle ! Et je suis princesse !
Le prince, qui s’est suffisamment reculé pour voir la princesse. Elle est éclairée par la pleine lune : Princesse, … Il s’interrompt. Parle à lui-même. Foutre Dieu, jamais je n’ai vu beauté plus enivrante. Même la lune pleine et grasse n’irradie tant de voluptés…
La princesse : Mon prince, mon doux, mon étalon, ma monture, ma colonne, vous me parlerez de ma beauté tout à l’heure. Ca fait si longtemps que je vous attends ! Montez vite, mon lit a été changé aujourd’hui, et les draps sentent encore la frigoule et le serpolet. L’oreiller est tout de vanille et de chanvre, et très bien insonorisé. Venez, grimpez, et rejoignez-moi, mon prince !
Le prince, hésitant et passionné : Ma lune, si j’étais poète, que de belles choses j’aurais à vous chanter. Hélas, votre beauté me désarme, et les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens réellement en vous voyant.
La princesse : Mon prince, les mots sont inutiles, je vois bien l’effet que je vous procure à la lumière de la lune. Mais je vous en conjure, parlez moins fort ! Il y a juste là une gouttière sur laquelle vous pouvez grimper. Ensuite, vous n’aurez qu’à prendre appui sur la frise, ici, pour atteindre le balcon. Ne me faites pas attendre plus longtemps, mon amour, et venez me combler de toute votre passion naissante.
Le prince : Princesse… Je ne peux entrer dans votre chambre comme un voleur… Que dirait votre père s’il me surprenait ?
La princesse : Mon père dort, et ne se réveillera pas avant l’aube, si vous consentez enfin à vous taire. La gouttière, juste là ! Ne me faites pas languir plus longtemps !
Le prince : Mon soleil de mes nuits, je veux vous prouver tout mon amour en faisant pour vous un acte héroïque. Commandez-moi, j’exécuterai !
La princesse : Oh, vous savez bien quel acte héroïque j’attends de vous… Elle rougit. Pouffe. Après quelques secondes. Venez me décrocher la lune, mon Prince !
Le prince : Vous décrocher la lune… Oh… Oh ! La lune, évidemment ! C’est la lune que vous voulez ! J’aurais dû y penser, c’est le moins que votre beauté puisse demander. Eh bien, vous avez commandé, j’exécuterai ! Je m’en vais de ce pas vous la décrocher, et ainsi vous prouver mon courage et ma bravoure. Je ne reviendrai pas sans la lune sous le bras, ma mie, je le jure. Je vous promets d’être revenu avant l’aube, la lune avec moi. Il s’en va vers la lune.
La princesse : Attendez ! Le prince s’arrête et se tourne vers la princesse. Vous ne m’avez pas comprise. Ce n’était pas de cette lune là dont je vous parlais… Je vous parlais de… Elle rougit encore. Quelques secondes passent. De MA lune !
Le prince : Votre lune ? Princesse, je n’en connais qu’une, c’est celle-là. (Il montre la lune sur la droite de la scène) Moqueur. Je ne savais pas qu’il y en eut une autre qui vous appartenait ! Me feriez-vous marcher ?
La princesse, à part : Mais qu’ai-je donc fait au Ciel ? Le premier prince qui passe par ici depuis que la nature m’a faite femme, et c’est un puceau. Pourquoi le sort s’acharne-t-il ainsi ? Haut. Oui mon prince, c’était une plaisanterie pour vous amuser. De la chambre de la princesse, on entend un wizz msn. La princesse tourne la tête et semble maintenant pressée de se débarrasser du prince. Mais courez maintenant vers la lune, mon brave, et comme vous me l’avez promis, ne revenez pas avant de l’avoir décrochée ! Adieu, prince Rémi ! Et elle rentre rapidement dans sa chambre.
Le prince : Je ne serai pas long, princesse ! Je… je vous aime. Et il part vers la lune.
MODELE 1 : Bonjour, bel homme ! Hon ! Vous me faîtes déjà rougir !
MONSIEUR VLAN : Gnerk, tu pourras pas être ma femme, torche-cul.
M. 1 : Pardon ? Tronche quoi ? Mais pourquoi donc ? Je ne vous plais pas ?
M. V. : Gnerk, tu es trop réputée, ta photo est collée dans tous les manuels de cuisinerie enseignés aux apprentis charcutiers. Ta fligule ferait de l’oimbre à icelle de M. Vlan. Gné.
M. 1 : Je m’excuse, mais je ne comprends rien à ce que vous dîtes.
M. V. : Gnerk, t’es le fonctionnaire fêlé qu’a fait cramer tous les foncés pendant la guerre de 100 ans et ainsi de suite. Gné, t’es mort depuis le moyen âge, tant que les mites qui ont rongé tes os seront bientôt mortes de vieillesse, gnark gnark gnark. Gauchard de rue !
M. 1 : Mais enfin, il y a erreur sur la personne. Mon nom est brise Courtequeux. Je suis gazier. Employé par la répoublique. C’est moi qui suis chargé de fermer les vannes. Et… je n’ai pas l’habitude d’être si direct, mais je vous trouve vraiment charmant, Mônsieuye. Et fort galant.
M. V. : Gné… Gné… Tu cherches à abuser de M. Vlan par truchement de personnalité. Gné… Gratte-couille communiste, tu n’auras pas M. Vlan. Et M. Vlan veut de la blonde pas moche. Ton temps est écoulé, laidron ! Suivante ! Gnork Gnork !
M. 1 : Oh non, s’il vous plaît ! Hon ! Je vous aime ! Hon ! Laissez-moi une chance. Ne cherchez-vous pas une bonne ?
M. V. : Gnerk, une bonniche ? Pour mes expulsions de gaz ?
M. 1 : Hon, je sais aussi faire le café.
M. V. : Gnerk, tu sais bien les serrer ?
M. 1 : Hon, j’y prends plaisir.
M. V. : Gné, les petits comme les grands ?
M. 1 : Les petits comme les grands ! Hon ! Suivant vos désirs ! Hon hon !
M. V. : Gnerk gnerk gnerk. C’est mon laxatif favori quand il est pris en forte quantité. Ca soulage le fion. Gnark. Mais qui me dit que tu n’es pas un de ces miterranfoutres sans cervelage ?
M. 1 : Mônsieuye, vous m’insultez ! Je ne suis bien que quand je travaille. J’en ai d’ailleurs fait ma devise. Ecoutez-la plutôt : « Ma seule raison d’être ? De servir les grands maîtres ! » Hon ! Hon hon !
M. V. : Gnork. Gnork gnork. Sais-tu que tu n’auras aucun pécule, Sagouin ? Je garde toujours tout pour moi.
M. 1 : Mônsieuye, enfin, vous continuez de m’insulter ! Je ne demande rien ! Je ne travaille jamais pour me faire tant pécule et plus. Savez-vous ma deuxième devise ? La voici : « Travailler plus, pour prendre plus ».
M. V. : Gné… Gné… Tu as réussi, clocharde. Gn… Tu es maintenant la bonniche de M. Vlan. Miterranfoutre, que fais-tu encore là ? Va me faire un petit noir, je commence à avoir envie de chier. Bien serré ! Gnark gnark gnark !