«On serait au XIXe siècle, je vous convoquerais en duel et je vous flinguerais. Et ce serait mérité. Malheureusement, je ne peux pas»

Pierre "Cowboy" Lellouche (à l'adresse de Jean-Luc Mélenchon)


Par V.Vlan - Publié dans : Journal
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2

    

     Pierre-Louis Bruchon ajustait son nœud de cravate devant le petit miroir du salon. Une moue lui déforma les lèvres et il lâcha le nœud nerveusement. « Ne veux-tu pas arrêter de regarder ces âneries et venir m'aider à ajuster ce nœud correctement ? » Madame Bruchon ne supportait pas que l'on s'en prenne à son émission préférée. Elle jeta un regard noir à son mari et pensa tout bas : « c'est toi l'âne ». Puis elle se saisit de la télécommande, monta le son et ricana tapageusement alors que l'écran diffusait le visage d'un candidat. Ça fit « Ah ah ah ah ah » dans le salon. Suivi d'un : « La tête de chou qu'il a ! » puis d'un autre « ah ah ah ah ah » sonore. Bruchon soupira, laissa là son nœud de cravate (qui, somme toute, était correctement mis), et prit la direction du garage. La voiture sortie, il se dirigea vers l'hippodrome.

Par V.Vlan - Publié dans : Nouvelles noires
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1


    Afif scrutait le ciel. Il avait plu tout le matin et le soleil avait peine à percer en ce début d'après-midi. Un soleil de début d'automne trop frileux pour sécher les pistes et éviter le terrain lourd à Auteuil. Encore un tuyau de percé. Il jeta un coup d'œil à la vieille pendule du salon qui venait de sonner treize heures. Le balancier avait quitté son axe d'origine et oscillait le long d'une courbe accidentée en émettant un cliquetis boiteux. Il fallait la remonter toutes les deux heures sans quoi elle s'arrêtait net. Après avoir jeté un dernier coup d'œil au ciel, Afif sortit une veste élimée du placard trop légère pour la saison et l'endossa par-dessus sa chemise fatiguée. Alors qu'il avait la main sur la poignée de la porte d'entrée, la cuisine fit résonner une voix aigre comme une mauvaise piquette :


- Mais où vas-tu ? Tu ne m'accompagnes pas au docteur ? Afif afficha une moue contrariée avant de répondre.

- Tu sais bien que je ne peux pas cet après-midi, je t'en ai parlé hier. Je vais travailler.

- Travailler ! Elle avait prononcé le mot en laissant traîner exagérément le r dans l'intention évidente de vexer. Mmh ! Travailler ! Mais mon pauvre Afif, tu es bien incapable de t'en trouver un, de travail ! Tu ne sais que jeter l'argent par les fenêtres, même quand t'en as pas ! Et combien ça va nous coûter, cette fois ?! Combien de repas il va falloir encore sauter ? Et ce soir, tu vas encore aller pleurer à ton fils ? Mendier ses propres enfants et sans honte !

- Sama, Sama, la barbe ! Ne commence pas, tu me fatigues. Je serai rentré pour 18 heures.


    La porte claqua. De la cage d'ascenseur Afif pouvait encore entendre les jurons étouffés de sa femme. Il se sentit soulagé lorsque les portes métalliques de l'ascenseur se refermèrent. Bientôt il n'entendit plus que le bruit mécanique de la machine qui drainait la cage vers le rez-de-chaussée de l'immeuble. La température extérieure n'avait rien d'engageant et même les plus optimistes n'espéraient plus dépasser les 15 degrés au plus doux de la journée. Un vent frais se levait par intermittence, quand ça lui chantait. On se croyait alors dans le nord de la Belgique, début mars, pour ceux qui connaissent. Ce qui n'était pas le cas d'Afif, prosaïque et casanier, qui se savait à Soisy au début du mois d'octobre, un jour de courses et de grisaille, des tuyaux crevés plein les poches. Il acheta le turf au tabac d'en bas, et en profita pour demander au patron quelques coups sûrs en racontant à qui voulait l'entendre qu'il était entré dans une période de poisse comme il n'en avait jamais connue auparavant, ce qui lui brouillait sévèrement son papier, et qu'il avait juste besoin de reprendre confiance en touchant quelques gagnants faciles pour retrouver sa perspicacité de turfiste aguerri. Turfiste depuis plus de trente ans, fauché depuis plus de quarante. Le patron lui jeta deux numéros sans conviction, des coups plus foireux que sûrs. Il prit la direction de l'hippodrome, la tête plongée dans le journal. Il connaissait les trottoirs menant au champ de courses par cœur, et arrivait même à éviter les merdes de chiens sans quitter le journal des yeux. Sa longue expérience de turfiste ne s'exprimait jamais mieux que dans ces esquives intuitives, toujours gagnantes. A l'évidence, il comprenait mieux les trottoirs que les trotteurs.
Par V.Vlan - Publié dans : Nouvelles noires
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Scène 3

Le vidéo-projecteur


Pendant que le prince est en train de marcher vers la lune en coulisse, les discussions msn de la princesse sont projetées sur le fond de la scène. Les dialogues apparaissent au fur et à mesure, la princesse gère en même temps les 3 discussions

  Conversion 1                                      Conversion 2                                           Conversion 3

fire94: je cherche jolie princesse pour lui obéir

x-trash-priincess-x: t'as quel age?

Fire94: 54

x-trash-priincess-x: berk t trop vieux


Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace


SeniorVega: Bonjour mademoiselle j'ai 59ans est-ce que ça vous pose un problème?

x-trash-priincess-x: d'après toi papi...


Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace


Indy: tu aimes les h murs

x-trash-priincess-x: nooon!!!!!!!


Elle ferme et cette conversation se termine. Restent celle de droite et celle du milieu qui commence.

La photo du beau gosse est affichée. C'est effectivement un beau gosse, de l'âge de la princesse (dans les 22ans).

Cette conversation arrive après les autres, et commence quand celle de gauche se termine.













bogoss666: salut

x-trash-priincess-x: salut!!!

bogoss666: sa va ???

x-trash-priincess-x: oué et toi?

bogoss666: sava. tu es comment tu pourrai te decrire stp

x-trash-priincess-x: blonde yx bleu 1m68 55kgs

bogoss666: bien foutu! et la poitrine?

x-trash-priincess-x: merci!!! :-D 85B

bogoss666: oué pa mal, sans plus. parle moi un peu de toi est ce que t celib?

x-trash-priincess-x: oh oui oui oui !!!!

bogoss666: é kokine?

x-trash-priincess-x: oui évidament!! très kokine!!!

bogoss666: intéréssan sa te di kon se voi?

x-trash-priincess-x: oui avec gd plaisir!!!!

bogoss666: t dou deja?

x-trash-priincess-x: 2 nouvion-lès-bois-morts-en-becques tu koné?

bogoss666: hein? koi?! c koi ce trou?!

x-trash-priincess-x: c près 2 meulouck-village, a 50kms

bogoss666: putain ta été te pomé ds le fin fon 2la kanbrouze. dsl je vé pa ché lé bouzeu moi. bye

x-trash-priincess-x: non attends!


Il se déconnecte.


sweecky: kokine??

x-trash-priincess-x: ouais salut


Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace


aquoibon: soumise?

x-trash-priincess-x: p'tain les boulets


Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace


LeBucheron: coucou ! j'ai une grosse envie de pisser !! viens aux toilettes avec moi bb ! tu vas me la tenir et regarder ....

x-trash-priincess-x: ?

LeBucheron: tu pouras t'emboucher sur ma keu après mon pipi ! elle sera dégoulinante de pipi ! Faudra la netoyer avec ta langue

x-trash-priincess-x: casse toi gros porc

LeBucheron: tu peu refuser en étant poli !! bonne journée mauvaise femme vulgaire !! pauvre coincé du ku

x-trash-priincess-x: pauvre tache


Elle ferme la conversation. Un nouveau contact le remplace


charmeur-des-sens: salut toi 21cm ca te tente? ;)

x-trash-priincess-x: p'tain allez vous faire foutre bande d'obsédés!


Elle ferme et cette conversation se termine. Reste seule celle du milieu


La princesse, quasi hystérique : Mais c'est pas possible !!! Je ne baiserai jamais !!!!!!!


Les discussions s'effacent. Le prince réapparaît à droite au fond, juste sous la lune. Une bouteille de vin à la main, il titube.



Par V.Vlan - Publié dans : Le Prince
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Sur la gauche de la scène, un château avec un balcon. Sur la droite, en suspension, la pleine lune. La scène est uniquement éclairée par la lumière blanche de la lune.

Le prince entre par la droite, le gps à la main, la tête penchée dessus. Il suit les instructions du gps, sans jamais relever la tête.

 
Scène 1
Le prince, le gps
 
Le gps : Vous êtes arrivé à destination.

Le prince, relève la tête et regarde autour de lui : Tu es sûr que c’est ici ? Je ne vois ni pont, ni grotte. Tes cartes sont bien à jour ?

Le gps, apparemment irrité : Vous êtes arrivé à destination.

Le prince : Que tu es têtu ! Tu vois bien que nous ne sommes pas dans la forêt des Bruyères Pubescentes. J’ai vu plus de végétation dans le désert des Monts Pelés que je n’en vois ici. Peux-tu au moins me donner le nom de ce château (il montre le château devant lui) ?

Le gps, silencieux, puis au bout de quelques secondes : Tournez à droite après cinq-cent-mètres.

Le prince : Très bien, je vois. Tu es perdu. Je me demande parfois à quoi tu sers. Il le range dans sa poche. On entend le gps : continuez tout droit pendant deux kilomètres. Il l’éteint. La nuit est bien avancée, et je me sens fatigué. Tâchons maintenant d’obtenir l’hospitalité chez les hôtes de ce château. De plus, la faim me gagne, et je parierais mon cheval qu’un si grandiose édifice abrite les plus somptueuses victuailles pour régaler mon estomac délicat et raffiné. Je m’en délecte d’avance. Le vin aussi doit y être exquis, qu’il soit rouge, blanc ou rosé. Je pourrais même y rester un jour ou deux, si la chambre est confortable et le lit accueillant. Allons parlementer, et usons de notre charme. Il va taper à la porte du château, trois coups énergiques. Ohé, du château ! Je suis le prince Rémi, ouvrez ! Silence. Il tape trois nouveaux coups, plus fort. Après quelques secondes, il entend du bruit venant du balcon.

 
 
Scène 2
Le prince, la princesse
 

La princesse, apparaissant au balcon : Chuut, moins fort s’il vous plaît, vous allez réveiller mon père, qui sait être peau de vache quand il est tiré de son lit en pleine nuit. Vous êtes vraiment prince ?

Le prince, qui n’a pas encore vu la princesse, au-dessus de sa tête. Il se recule de quelques pas tout en parlant : Bien sûr, Madame…

La princesse, l’interrompant : Mademoiselle ! Et je suis princesse !

Le prince, qui s’est suffisamment reculé pour voir la princesse. Elle est éclairée par la pleine lune : Princesse, … Il s’interrompt. Parle à lui-même. Foutre Dieu, jamais je n’ai vu beauté plus enivrante. Même la lune pleine et grasse n’irradie tant de voluptés…

La princesse : Mon prince, mon doux, mon étalon, ma monture, ma colonne, vous me parlerez de ma beauté tout à l’heure. Ca fait si longtemps que je vous attends ! Montez vite, mon lit a été changé aujourd’hui, et les draps sentent encore la frigoule et le serpolet. L’oreiller est tout de vanille et de chanvre, et très bien insonorisé. Venez, grimpez, et rejoignez-moi, mon prince !

Le prince, hésitant et passionné : Ma lune, si j’étais poète, que de belles choses j’aurais à vous chanter. Hélas, votre beauté me désarme, et les mots me manquent pour exprimer ce que je ressens réellement en vous voyant.

La princesse : Mon prince, les mots sont inutiles, je vois bien l’effet que je vous procure à la lumière de la lune. Mais je vous en conjure, parlez moins fort ! Il y a juste là une gouttière sur laquelle vous pouvez grimper. Ensuite, vous n’aurez qu’à prendre appui sur la frise, ici, pour atteindre le balcon. Ne me faites pas attendre plus longtemps, mon amour, et venez me combler de toute votre passion naissante.

Le prince : Princesse… Je ne peux entrer dans votre chambre comme un voleur… Que dirait votre père s’il me surprenait ?

La princesse : Mon père dort, et ne se réveillera pas avant l’aube, si vous consentez enfin à vous taire. La gouttière, juste là ! Ne me faites pas languir plus longtemps !

Le prince : Mon soleil de mes nuits, je veux vous prouver tout mon amour en faisant pour vous un acte héroïque. Commandez-moi, j’exécuterai !

La princesse : Oh, vous savez bien quel acte héroïque j’attends de vous… Elle rougit. Pouffe. Après quelques secondes. Venez me décrocher la lune, mon Prince !

Le prince : Vous décrocher la lune… Oh… Oh ! La lune, évidemment ! C’est la lune que vous voulez ! J’aurais dû y penser, c’est le moins que votre beauté puisse demander. Eh bien, vous avez commandé, j’exécuterai ! Je m’en vais de ce pas vous la décrocher, et ainsi vous prouver mon courage et ma bravoure. Je ne reviendrai pas sans la lune sous le bras, ma mie, je le jure. Je vous promets d’être revenu avant l’aube, la lune avec moi. Il s’en va vers la lune.

La princesse : Attendez ! Le prince s’arrête et se tourne vers la princesse. Vous ne m’avez pas comprise. Ce n’était pas de cette lune là dont je vous parlais… Je vous parlais de… Elle rougit encore. Quelques secondes passent. De MA lune !

Le prince : Votre lune ? Princesse, je n’en connais qu’une, c’est celle-là. (Il montre la lune sur la droite de la scène) Moqueur. Je ne savais pas qu’il y en eut une autre qui vous appartenait ! Me feriez-vous marcher ?

La princesse, à part : Mais qu’ai-je donc fait au Ciel ? Le premier prince qui passe par ici depuis que la nature m’a faite femme, et c’est un puceau. Pourquoi le sort s’acharne-t-il ainsi ? Haut. Oui mon prince, c’était une plaisanterie pour vous amuser. De la chambre de la princesse, on entend un wizz msn. La princesse tourne la tête et semble maintenant pressée de se débarrasser du prince. Mais courez maintenant vers la lune, mon brave, et comme vous me l’avez promis, ne revenez pas avant de l’avoir décrochée ! Adieu, prince Rémi ! Et elle rentre rapidement dans sa chambre.

Le prince : Je ne serai pas long, princesse ! Je… je vous aime. Et il part vers la lune.

Par V.Vlan - Publié dans : Le Prince
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Friedrich :  Il veut quoi l'alpiniste?
L'alpiniste : Ce que je veux?! Il me demande ce que je veux! Dis-donc le rigolo, tu sais que cet endroit est censé être inviolé de toute présence humaine? Aucun homme n'est censé y avoir jamais mis les pieds avant moi. Je suis là en mission pour y planter le drapeau de ma nation. Tu sors d'où toi? C'est quoi ces fringues? Ca fait longtemps que t'es là?
Friedrich : Imbécile, j'ai été peint en 1817. Ca fait presque 2 siècles que je suis là. Je ne sais pas qui vous envoie, mais ils se sont foutrement gourrés. J'en ai vu défiler une bonne vingtaine depuis ma création, et le premier il y a plus de 100ans. Vous êtes comme qui dirait un peu retard. Remballez votre drapeau et redescendez.
L'alpiniste : Non mais c'est pas possible d'entendre ça. Bon, écoute, que je sois le premier ou pas, c'est pas important. On va trouver un arrangement. De toute façon, moi, je dois le planter , ce putain de drapeau. Quelqu'un t'a vu grimper ici?
Friedrich : Avec une moyenne de 700.000 visiteurs par an depuis mon accrochage à la Kunsthalle de Hambourg, en 1869, voyons, ça nous donne, aux alentours de.... 10 millions de témoins. Bien sûr, certains sont morts depuis. Un blanc. Vous êtes un sacré imbélice, tout de même. Vous pensiez vraiment être le premier? Il se met à rire.
L'alpiniste : Hey mec, t'es bien placé pour te foutre de moi. Une vie passée à regarder les nuages à plus de 7000 mètres d'altitude, si t'es pas un givré toi. Bon, non pas que ça me déplaise de discuter avec toi, mais moi j'ai une vie à côté, et un drapeau à planter. Alors voilà ce qu'on va faire : tu vas te pousser un peu, parce que là t'es pile poil sur le sommet, mec, je fous le drapeau, juste là, et je me barre. Tout le monde est content, tu restes dans le cadre, mon drapeau est visible, et tu retrouves ta solitude. Allez, décale-toi un peu.
Friedrich : Non.
L'alpiniste : Ne m'oblige pas à le faire pour toi. Bouge, t'as juste un mètre à faire. T'occupes si t'es plus centré, ça chamboulera pas la composition. Et puis, c'est pas toi l'artiste, concentre-toi plutôt sur tes nuages.
Friedrich : Ils sont moins stupides d'habitude. Le progrès sans doute. Réfléchissez 30 secondes. Je suis peint sur la toile, il m'est impossible de bouger. Croyez-vous que je serais resté perché sur ce rocher pendant 200 ans, autrement?!
L'alpiniste : Allez, te fous pas de moi. Je te donne 10 secondes pour te décaler. T'as un pas à faire, on enverra le tableau en restauration ils combleront les vides. Dépêche, ça commence à cailler.
Friedrich : Mon Dieu, vous atteignez des sommets de stupidités. Vous savez où vous pouvez vous le mettre, votre drapeau?
L'alpiniste : Bon, le poète, on pourra pas dire que j'aurai pas été patient. Il monte sur le sommet et pousse Friedrich. Friedrich dérape, et tombe dans le vide. Ah.... Je vais encore me faire engueuler. C'est sûr, ça leur fera un peu plus de boulot au service restauration. C'est qu'il était grand. Il plante le drapeau tout au sommet, et redescend.

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Par V.Vlan - Publié dans : Super le sketch, ah ah ah ah ah (x 20)
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MODELE 1 : Bonjour, bel homme ! Hon ! Vous me faîtes déjà rougir !

MONSIEUR VLAN : Gnerk, tu pourras pas être ma femme, torche-cul.

M. 1 : Pardon ? Tronche quoi ? Mais pourquoi donc ? Je ne vous plais pas ?

M. V. : Gnerk, tu es trop réputée, ta photo est collée dans tous les manuels de cuisinerie enseignés aux apprentis charcutiers. Ta fligule ferait de l’oimbre à icelle de M. Vlan. Gné.

M. 1 : Je m’excuse, mais je ne comprends rien à ce que vous dîtes.

M. V. : Gnerk, t’es le fonctionnaire fêlé qu’a fait cramer tous les foncés pendant la guerre de 100 ans et ainsi de suite. Gné, t’es mort depuis le moyen âge, tant que les mites qui ont rongé tes os seront bientôt mortes de vieillesse, gnark gnark gnark. Gauchard de rue !

M. 1 : Mais enfin, il y a erreur sur la personne. Mon nom est brise Courtequeux. Je suis gazier. Employé par la répoublique. C’est moi qui suis chargé de fermer les vannes. Et… je n’ai pas l’habitude d’être si direct, mais je vous trouve vraiment charmant, Mônsieuye. Et fort galant.

M. V. : Gné… Gné… Tu cherches à abuser de M. Vlan par truchement de personnalité. Gné… Gratte-couille communiste, tu n’auras pas M. Vlan. Et M. Vlan veut de la blonde pas moche. Ton temps est écoulé, laidron ! Suivante ! Gnork Gnork !

M. 1 : Oh non, s’il vous plaît ! Hon ! Je vous aime ! Hon ! Laissez-moi une chance. Ne cherchez-vous pas une bonne ?

M. V. : Gnerk, une bonniche ? Pour mes expulsions de gaz ?

M. 1 : Hon, je sais aussi faire le café.

M. V. : Gnerk, tu sais bien les serrer ?

M. 1 : Hon, j’y prends plaisir.

M. V. : Gné, les petits comme les grands ?

M. 1 : Les petits comme les grands ! Hon ! Suivant vos désirs ! Hon hon !

M. V. : Gnerk gnerk gnerk. C’est mon laxatif favori quand il est pris en forte quantité. Ca soulage le fion. Gnark. Mais qui me dit que tu n’es pas un de ces miterranfoutres sans cervelage ?

M. 1 : Mônsieuye, vous m’insultez ! Je ne suis bien que quand je travaille. J’en ai d’ailleurs fait ma devise. Ecoutez-la plutôt : « Ma seule raison d’être ? De servir les grands maîtres ! » Hon ! Hon hon !

M. V. : Gnork. Gnork gnork. Sais-tu que tu n’auras aucun pécule, Sagouin ? Je garde toujours tout pour moi.

M. 1 : Mônsieuye, enfin, vous continuez de m’insulter ! Je ne demande rien ! Je ne travaille jamais pour me faire tant pécule et plus. Savez-vous ma deuxième devise ? La voici : « Travailler plus, pour prendre plus ».

M. V. : Gné… Gné… Tu as réussi, clocharde. Gn… Tu es maintenant la bonniche de M. Vlan. Miterranfoutre, que fais-tu encore là ? Va me faire un petit noir, je commence à avoir envie de chier. Bien serré ! Gnark gnark gnark !
Par V.Vlan - Publié dans : Monsieur VLAN
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Par V.Vlan - Publié dans : Le petit théâtre de Jésus
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Par V.Vlan - Publié dans : Le petit théâtre de Jésus
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Par V.Vlan - Publié dans : Monsieur VLAN
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